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Brèves

Compte rendu du Conseil municipal du 13 novembre

Plus de détails...:https://www.saintjeanlethomas.com/docs/CRconseilmunicipal/CR%20CM%20du%2013%2011%202019.pdf

Histoire

Les noms des voies de Saint Jean le Thomas 

« Rue du Général de Gaulle », « Chemin de sous la mor », « Rue Gustave Belloir », « Promenade Grupallo », si les noms de certaines voies de St Jean honorent des figures illustres, d'autres racontent l'histoire de la commune ou font référence à la flore et la géographie locale.
Mais d'où viennent ces noms ?



Belloir (rue) : Gustave Belloir (1879-1944) a été décoré de la Croix de guerre et de la Légion d'honneur lors de la 1ère guerre mondiale. En 1942, il rejoint le réseau Marc-France auquel il fournit des informations sur les activités de l'occupant. Dénoncé, il est arrêté à St Jean le 13 mars 1943, déporté à Mauthausen, puis au camp de Hartheim d'où il n'est pas revenu.

Bois (chemin des) : suit le tracé de l'ancienne voie de chemin de fer qui reliait Granville à Sourdeval dans la traversée des bois surplombant St Jean.

Claire Douve (chemin de la) : la Claire Douve alimentée par des douves secondaires est un canal d'asséchement du marais creusé en 1808. Parallèle à la côte, elle conduit les eaux du marais jusqu'à la mer à Genêts.

Clémenceau (allée) : Georges Clémenceau (1841-1929), médecin de formation, a suivi une carrière politique : député, sénateur, ministre de l'intérieur puis président du Conseil. Battu aux élections présidentielles après avoir négocié le Traité de Versailles (1919), il passe la fin de sa vie à voyager et à écrire.

Courtils (allée des) : en ancien français, le courtil est un petit jardin contigu à une maison de paysan ou un enclos proche de bâtiments.

Croix de Pierre (chemin de la) : cette croix daterait du XVIIIème siècle et en remplacerait une plus ancienne qui aurait été plantée sur une pierre et dénommée "croix de la pierre".

Dubosq (rue Yves) : résistant, employé à la SNCF, époux d'une saint-jeannaise, Yves Dubosq (1911-1942) a été arrêté, condamné à mort, puis fusillé par l'armée allemande pour "résistance communiste et terrorisme".

Einsenhower (place) : futur président des Etats Unis et alors qu'il était commandant en chef du SHAEF (Grand Quartier Général Allié), Einsenhower a résidé à la villa Montgommery de Saint Jean de fin août à fin septembre 1944. Il a été fait citoyen d'honneur de la commune en 1953.

Général de Gaulle (rue du) : Charles de Gaulle (1890 - 1970) participa à la 1ère guerre mondiale, organisa la résistance française contre l'occupation nazie (1940 - 1944) et devint le chef du gouvernement provisoire de 1944 à 1946. Fondateur et premier président (1959 - 1969) de la V-ème république, il mit fin à la guerre d'Algérie et amorça la politique de réconciliation avec l'Allemagne.

Grupallo (promenade) : Roger Grupallo a été maire de Saint Jean de 1995 à 2001 et président de la communauté de communes de Sartilly. Sous sa mandature, les travaux de la nouvelle école et l'aménagement de la route de Pignochet ont débuté et la réparation de la Cale a été réalisée.

Jaudet (rue Pierre Le) : résistant né à St Jean, il a exercé le métier de radio télégraphiste au Havre. Il est décédé à Sachsenhausen le 14 novembre 1944, après avoir été déporté politique à Sonneburg.

Kula (allée Charles) : entrepreneur parisien de couverture et de plomberie, Charles Kula (1857 - 1949) acheta la villa "Les Hauts" en 1912. Fortuné, il contribua au développement de Saint Jean par l'acquisition et la rénovation de propriétés, la construction de villas, d'une poste, d'un tennis.

Lancessouries : ce nom vient d'une noble et ancienne famille saint-jeannaise (les Lancesseur) , mentionnée dès 1617 dans les registres paroissiaux.

Libération (avenue de la) : Saint Jean le Thomas a été libéré le 31 juillet 1944, lors de l'opération Cobra.

Leclerc (avenue Maréchal) : Philippe Marie de Hautecloque (1902-1947) a rejoint le général de Gaulle à Londres, participé au débarquement allié en Normandie, est entré dans Paris avec la 2ème DB le 24 août 1944. Il a été fait maréchal de France, en 1957, à titre posthume.

Mimosas (allée des ) : introduits au début du XXème siècle et profitant de la douceur du climat, les mimosas fleurissent les coteaux et jardins de Saint Jean de janvier à mars.

Montois (chemin) : les chemins montois étaient les voies empruntées par les pèlerins pour se rendre au Mont Saint Michel.

Obrey (chemin d') : le village d'Obrey a été rattaché à Saint Jean à la fin du XIXème siècle.

Presbytère (allée du) : imposante demeure des curés et vicaires de Saint Jean jusqu'en 1935, elle fut transformée en école puis en hôpital pendant le seconde guerre mondiale. Actuellement, elle abrite une salle de réunion et des appartements.


Pruniers (allée des) : les pruniers Lillevert donnant des prunes violacées à chair jaune, ont fait la richesse et la réputation de la commune jusqu'au milieu du XX-ème siècle. Ce qui lui valut le surnom de "Saint Jean des prunes".

Pignochet (route de, place de) : ce nom viendrait soit de Jean Pinochet, propriétaire d'une parcelle de terre proche de cette route, soit du patois normand où pignochet désigne une petite butte.

Ronthon (route de) : Ronthon est un village voisin qui a été associé à St Jean de 1973 à 1978, au sein du regroupement de communes "Dragey-Tombelaine" qui englobait aussi Genêts et Dragey.

Sous la Mor (chemin de) : ou chemin de sous la mer (mor vient du vieux breton et désigne la mer, la marée). Ce chemin borde un côté du marais qui s' étend au sud de la commune.

St Michel (route) : Saint Michel est l'un des archanges reconnu par le Christianisme. Selon certaines croyances, il ordonna à Aubert, êveque d'Avranches, la construction d'un sanctuaire sur le mont Tombe qui prit au fil du temps, le nom de Mont-Saint-Michel.

Stanislas (boulevard) : ancienne voie montoise, portant le nom de Stanislas Marie, maire de St Jean de 1895 à 1900 et de 1904 à 1912.

Vaux (chemin des Vaux) : les vaux sont des vallons étroits et boisés.

Vieux château (rue du) : le vieux château, demeure des seigneurs de Saint Jean, a été édifié au XII -ème siècle sur les hauteurs de la commune, sans doute à l'emplacement d'un castel romain. En 1887, il restait encore quelques ruines : des murailles et la base du donjon.

Vikings (chemin des) : "Les Vikings" désigne une maison d'enfants, installée vers 1950 dans l'ancien domaine de Lancessourie et aujourd'hui fermée. Ce nom évoque la présence des Normands à Saint Jean.

Vivier (chemin du) : il est situé dans le marais. On peut supposer qu'il existait à cet endroit une pièce d'eau aménagée pour la conservation du poisson, au temps où la pêche était largement pratiquée à Saint Jean.

Bibliographie : "Saint Jean le Thomas autrefois Saint Jean du bout de la mer", d'Albert Percepied ; "Saint Jean le Thomas, une si jolie petite commune" de Marcelle Schimpff ; "Croix de nos villages" de Jacqueline Lainé ; "Souvenirs de St Jean le Thomas" d'Isabelle, Josette et Louis Laigre.

Malgré les recherches de la rédaction du site, certaines origines n'ont pas été trouvées, c'est pourquoi il est fait appel aux lecteurs susceptibles d'apporter des compléments ou des corrections à cet article.

Vous connaissez la provenance des noms suivants : Amont de Pennerie, Bunelle, Dessous de Launay, Grézeaux, Pré de la Porte, Pavé ? Votre rue a été oubliée ?
Envoyez, un message à redaction@saintjeanlethomas.com.



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Saint Jean le Thomas, "village d'art, mer et nature" étape idéale pour les randonnées en Baie du Mont Saint Michel dont le GR223, à proximité de sites remarquables et de multiples activités.
C'est un lieu de séjour agréable disposant d'un large choix d'hébergements, de restauration et de services.