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Histoire de St Jean

Eglise de Saint-Jean-le-Thomas: Histoire &Patrimoine



Faute de documents d’archives disponibles, les datations mentionnées dans ce document s’appuient exclusivement sur une observation experte du bâtiment, essentiellement fondée à partir d’une analyse stylistique des maçonneries. Certaines datations pourraient être confirmées ou précisées grâce à des analyses scientifiques complémentaires (les fresques en particulier mais aussi la charpente) qui pourraient intervenir dans les prochains mois.

Eglise Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-le-Thomas
EXTRAITS DU RELEVE & DIAGNOSTIC ARNAUD PAQUIN architecte du patrimoine à Avranches


I. ORIGINE HISTORIQUE ET SOURCES
L’église de Saint‐Jean‐le Thomas est l’une des plus anciennes du département de la Manche, implantée sur une route reliant l’arrière-pays au littoral appelée chemin de Piémont. Saint‐Jean‐le‐Thomas, appelé jusqu’au XIIe siècle Saint Jean au bout de la mer, se situe à l’aboutissement de cet itinéraire, à l’anticlinal de Carolles qui évite généralement les villages jusqu’à la mer. Le rivage de Saint‐Jean‐le ‐Thomas est une porte de la baie à marée basse aussi bien qu’un port d’échouage protégé.
Ses pêcheries ont été datées de l’âge du bronze par les archéologues du Service Régional de l’archéologie et le site a dû avoir une certaine importance à l’époque gallo-romaine selon Daniel Levalet (Avranches et la cité des Abrincates du Ier siècle avant Jésus‐Christ au VIIe siècle après Jésus Christ). L’implantation du village remonte vraisemblablement à cette époque.
L’église, dédicacée à Saint Jean‐le‐Baptiste, est construite sur un méplat du versant sud du massif de Carolles qui ferme et domine la Baie du Mont‐Saint‐Michel vers l’Est. La première construction date certainement à cette époque du début du christianisme dans la seconde Lyonnaise (IVe s.) L’édifice actuel (la partie choeur) remonte au moins à l’époque carolingienne. Elle aurait été donnée en 917 par Guillaume Longue Epée, deuxième duc de Normandie, aux Moines du Mont‐Saint‐Michel. Nous y reviendrons dans notre paragraphe sur la chronologie relative de l’édifice.
L’appellation Saint‐Jean‐le‐thomas a été donnée de manière populaire en référence au seigneur et baron Thomas, fils de Raoul, compagnon de Guillaume le Conquérant tué à Hasting. Ce Seigneur Thomas, après une fulgurante conversion en 1121, fit de nombreux dons aux moines du Mont Saint Michel et à l’Eglise et jouit d’une forte notoriété. Il est vraisemblable qu’il apporta sa contribution aux travaux de l’église.

• Bibliographie
Nos principaux supports bibliographiques pour cette étude sont :
PERCEPIED (Albert), Saint-Jean-le-Thomas autrefois Saint-Jean-au-bout-de-la-mer dans la baie du Mont Saint‐Michel, 1976 (192 p.)
LE HERICHER, Edouard, « commune de Saint Jean le Thomas », Avranchin monumental et historique, T. 2, 1846, p. 638‐647
LEVALET Daniel, Avranches et la Cité des Abrincates (2011)

Le Choeur
Le Choeur
II.CHRONOLOGIE RELATIVE DE L’ÉDIFICE

Epoque pré‐romane (avant IXe siècle)
L’édifice est constitué d’un seul vaisseau ; le chœur est de plan rectangulaire et sa construction à petit appareil cubique et aux arcs en larges briques plates est très vraisemblablement antérieure à la période romane. Il a été remarqué par Yves‐Marie‐Froidevaux pour ses appareils de maçonnerie comparables à l’église Notre Dame sous terre du Mont Saint Michel, d’époque carolingienne (VIIIe et IXe siècles), et semble lui être contemporain.
La nef est dans son prolongement : le mur sud, comme en témoigne le parement extérieur en appareil réticulé, opus reticulatum (forme de mur de parement antique romain fait de petits moellons de forme pyramidale en pierre dont la disposition, à 45 ° de l’horizontale, dessine sur le mur comme un filet) semble être de la même époque que le chœur ou juste quelque peu postérieur. Le portail aujourd’hui muré présente un linteau en bâtière surmonté d’un tympan constitué d’un assemblage d’aspect très archaïque (XIe siècle ?). L’appareil décoratif du tympan est composé d’une vingtaine de petits moellons cubiques taillés dans le tuf de Sainteny (calcaire coquillier) alternant avec des pastoureaux de granite.
De nouvelles baies (fenestrelles) sont venues s’ajouter à l’époque romane dont 2 présentent leur linteau gravé d’un faux appareil. Ces baies plus étroites semblent plus anciennes et fonctionnent avec l’ancien portail bien qu’elles aient pu être ajoutées après sa construction. Elles peuvent correspondre à la série de fenêtres primitives (série qui se prolongeait sur toute la longueur du mur sud de la nef). Il s’agit de simples ébrasements bien appareillés mais sans feuillures ni tableaux, évents et fentes de lumière sans clôtures et présents sur le mur sud uniquement.
Le mur nord, construit contre le versant du massif géologique est construit comme un mur de soutènement avec un fort fruit intérieur et d’aplomb pour le parement extérieur. Les moellons sont plus gros mais maçonnés en rangs réguliers avec des reprises d’assises en pierre de granite équarries. Bien que souvent donné comme plus tardif que le mur sud, nous le donnons pour contemporain avec une distinction constructive liée au soin donné à sa solidité pour le soutènement du terrain supérieur.
Notons que l’appareil réticulé très soigné du chœur peut également être une marque distinctive et décorative de l’espace liturgique par rapport à la maçonnerie de la nef, plus courante mais employant la même maçonnerie calée au rang. Le soin apporté au tympan du portail de la nef montre qu’il peut s’agir des mêmes maçons pour l’ensemble de l’édifice. Il n’y aurait donc pas d’abord une chapelle (le chœur) agrandi par une nef postérieurement, mais bien une église complète nef et chœur dès l’origine, avec un rétrécissement volontaire du chœur pour la démarcation de l’espace liturgique et du sanctuaire. Ce schéma est tout à fait classique pour les églises à vaisseau unique et se poursuit à l’époque romane (Saint Loup, Yquelon, etc.)
Le chœur présente quelques modifications d’époque préromane (Xe siècle) comme la fermeture d’une porte sud par un appareil en opus spicatum (dit aussi « appareil en épi ») et le remplacement des fenêtres cintrées en brique par des fenêtres frustres et minces de granite assez grossièrement appareillées.

Eglise de Saint-Jean-le-Thomas: Histoire &Patrimoine
Epoque romane et gothique (du XIIe au XVe siècle)
L’église a ensuite connu de nouvelles campagnes de travaux. Elle présente en effet un nouveau portail en plein cintre ouvert sur le mur sud, décalé vers l’occident aux environs du XIIe siècle, toute la partie ouest semble dater de cette époque. L’ouverture de ce portail est contemporaine par suite d’un allongement de la nef vers l’ouest de 4 mètres environ avec la construction d’un nouveau pignon occidental d’architecture romane. La fermeture du premier portail décrit précédemment a dû se faire au moment de l’ouverture du second portail roman. Cet allongement de la nef expliquerait le décalage vers l’ouest du porche lui‐même afin de mieux distribuer l’édifice.
L’ancien, qui était anciennement axé au milieu de la façade sud (disposition préromane classique) aurait été trop positionné vers l’est après l’étirement de la nef vers l’ouest. Cette avancée de l’édifice sur le chemin remontant sur le relief se lit également dans le parcellaire de l’enclos presbytéral qui s’aligne toujours vraisemblablement avec le pignon primitif. Sur cette même façade, un porche vouté en berceau brisé, avec banquettes latérales a été construit au XVe siècle devant le nouveau portail roman.
Au XIIIe siècle, deux baies ont été ouvertes dans la nef, l’une à double ébrasement au sud, au côté de l’ancien portail et entre les 2 fenestrelles à faux claveaux du XIe ou XIIe siècle (vraisemblablement murées à l’occasion), et l’autre trilobée au nord, en face du nouveau portail,. Une troisième baie à chanfreins droits et qui a reçu un linteau à une période plus récente a également été percée à cette époque dans le mur nord de la nef.
A cette période le pignon oriental formant chevet plat aurait donc été reconstruit entièrement et greffé sur les deux murs pré‐romans du chœur.
Enfin, à la fin de la période médiévale, une baie de style Renaissance, à remplage nervuré (architecture gothique), a été percée dans le mur nord du chœur. Elle était murée au début du XXe siècle certainement depuis les aménagements liturgiques tridentins (suite au Concile de Trente) et ce jusqu’aux travaux de reculement du maître autel dans les années 1970 par l’architecte en chef M. Traverse, qui est aussi l’auteur de la voûte lambrissée.

Pignon occidental avant 1965 (noter l'if millénaire, déjà mort et disparu aujourd'hui)
Pignon occidental avant 1965 (noter l'if millénaire, déjà mort et disparu aujourd'hui)
Epoque classique (XVIIe‐XVIIIe siècles)
A l’époque classique, au XVIIe siècle, deux larges baies en plein cintre ont été ouvertes : l’une dans le mur sud du chœur pour éclairer le retable, l’autre dans le pignon occidental pour dispenser une lumière abondante dans la nef tel que le voulait le rite tridentin. Cette baie moderne a été percée à travers le contrefort axial du pignon roman et occasionna la fermeture des trois baies du XIIe siècle de ce même pignon.
Elle s’ouvrait sous la voute lambrissée surbaissée évoquée ci‐avant et contemporaine de ce nouvel aménagement.
Notons que le portail sud s’est maintenu comme entrée principale et qu’aucun portail n’a été créé contrairement à de nombreux exemples locaux : Genêts, Dragey, La Lucerne, Saint‐Pierre‐Langers, Ardevon, etc. Dans la campagne de restauration menée par les services des Monuments historiques, sous la direction d’Yves‐Marie Froidevaux en 1965, les dispositions romanes ont été rétablies et cette baie classique a été abolie. Seule la fenêtre haute romane n’a pu être entièrement rouverte. Elle n’est montrée que sur la profondeur du parement extérieur et reste murée coté intérieur puisque la voute de lambris du XVIIe siècle passe au milieu de cette baie faite pour éclairer le comble d’une charpente apparente.
Sur le chevet, on note la trace d’une ancienne baie axiale, et une photo ancienne des années 1950‐1960 nous évoque une baie du XVIIIe siècle avec linteau monolithique en anse de panier. Cette baie devait éclairer la sacristie, située derrière l’autel. Elle a été abolie également dans les années 1970.
Au XVIIe siècle également, une chapelle a été ajoutée au sud de la nef, avant le chœur. Cette chapelle est surmontée d’un ancien clocher à bâtière (toit à deux versants opposés et à pignons découverts, en forme de bât) qui a été reconstruit sous sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle.

Eléments du XIXe siècle
La chapelle sud a été profondément restaurée dans un style néogothique à la fin du XIXe siècle. Les baies et appareillages sont en granite gris de Carolles, d’inspiration gothique. Le clocher a été rebâti à partir du premier étage en 1896‐1897, certainement en vue de d’établir une flèche en remplacement du clocher à bâtière d’époque classique. Pour ce faire des contreforts diagonaux ont été flanqués sur les angles sud de la chapelle, mais la tour seule a été élevée et, à défaut de flèche, couronnée par une balustrade de granite d’une écriture simplifiée (balustres prismatiques et sans style). L’ensemble ceinture une toiture plate à quatre pans telle une simple couverture d’attente.

Eléments du XXe siècle
Il s’agit essentiellement des interventions des monuments historiques : rebouchage de la baie occidentale au profit de la réouverture des baies romanes. Abolition de la baie de chevet. Réouverture des fenestrelles (petites fenêtres) à faux claveaux (du latin clavellus, « petite clé », pierre taillée en biseau) au‐dessus de l’ancien portail.

Les planches qui suivent montrent l’analyse chronologique de la construction de l’église décrite et résumée ci‐avant - Cliquez sur les planches pour agrandir

Plan du Rez-De-Chaussée
Plan du Rez-De-Chaussée


Elévation Nord
Elévation Nord

Elévations Ouest et Est
Elévations Ouest et Est

III. ANALYSE PATRIMONIALE.

III.1 Le monument historique
L’église de Saint‐Jean‐le‐Thomas est inscrite aux monuments historiques depuis le 08/06/1967. C’est l’architecte en chef Yves‐Marie Froidevaux qui est à l’origine de cette protection. Il a vu dans cette église une parenté constructive entre les maçonneries du chœur et l’église Notre‐Dame‐Sous‐Terre du Mont‐Saint‐Michel qu’il a rénovée à cette époque. C’est lui qui a dressé le plan ci‐contre, conservé à Charenton‐le‐Pont, à la médiathèque du Patrimoine. Il y mentionne la présence d’une ancienne porte murée et indique que la grande baie du Chœur sont du XVIIIe siècle.
Il indique également que la nef serait du XIIe siècle et donne aussi l’indication que le clocher était selon lui du XVIIIe siècle également. Curieusement, il ne fait pas de commentaire sur la seule et unique baie occidentale qui est pourtant moderne et qu’il va lui-même abolir au profit des baies romanes qu’il va rétablir.
On remarque sur le plan que l’autel est dessiné contre le mur de chevet alors qu’aujourd’hui il est décalé d’un mètre pour constituer la sacristie à l’arrière et que les photos du début du siècle le montrent encore plus décalé du chevet pour cette même raison.
Enfin, sur cette planche unique, il présente une coupe transversale du chœur avec le dessin de la charpente à chevrons formant ferme et entrait retroussé, mais sans ferme principale.

III.2 Les maçonneries
L’enjeu patrimonial attaché à cet édifice réside sans aucun doute dans le fait qu’il constitue l’un des témoins régionaux les plus anciens de l’architecture religieuse pré‐romane et certainement carolingienne.
Il est proposé d’effectuer des prélèvements de mortiers et de les faire dater en laboratoire. Il s’agit de prélever les mortiers de pose des baies en brique, du tympan de l’ancien portail et des parements opus reticulatum de la nef et du chœur. Ces derniers pourront ainsi être scientifiquement comparés avec les maçonneries de Notre‐Dame‐Sous‐Terre du Mont‐Saint‐Michel si de telles investigations scientifiques ont déjà eu lieu.
Les reprises de maçonnerie avant l’an mil en opus spicatum et les fenestrelles appareillées de part est d’autre de l’ancien portail sont également d’un fort intérêt patrimonial.

Portail pré-roman muré
Portail pré-roman muré
Le portail pré‐roman muré
Cette position sud est assez courante pour les églises médiévales romanes du Sud‐Manche et d’époques antérieures. Elle est généralement positionnée au milieu de la nef : c’est le cas à Dragey, Genêts, etc.
Le grand linteau à bâtière, l’arc de décharge aux claveaux appareillés, ainsi que le tympan en dés de moellons équarris en cubes posés sur la pointe, le tout à fleur de parement en font un ensemble de grande qualité et renvoie à un type de portail, pré‐roman , dont on a peu souvent l’exemple (St Amand de Torigni ou Saint Pierre du Mont dans le Bessin) . Le soin apporté à ce portail se rapporte pour nous au même soin du détail et au même registre architectural que celui développé dans les murs nord et sud du chœur. C’est pourquoi nous pensons que la nef (jusqu’au porche) et le chœur peuvent tout à fait être synchrones.

La Pieta au dessus du porche roman
La Pieta au dessus du porche roman
Le porche sud
Autre élément patrimonial remarquable : le porche sud, avec bancs latéraux et voûte en arc brisé est daté de la fin du XVe siècle et construit au-devant du portail roman qui a succédé au premier portail aujourd’hui muré.
Sous le porche se trouve une Vierge de Pitié en pierre calcaire avec traces de polychromie datant de la fin XVème ou du début XVIème siècle inscrite dans la liste des éléments de mobilier protégés des Objets d’Art de la manche.

III.3 Le pignon occidental
La façade occidentale, d’époque romane avait été modifiée au XVIIe siècle par le percement d’une large baie classique et le bouchement ses baies hautes du XIIe siècle. Le contrefort axial avait été aboli sur toute la partie haute pour permettre l’ouverture de la fenêtre moderne du XVIIe siècle.
Dans les années 1960, l’architecte en chef Yves‐Marie‐Froidevaux a supprimé la grande baie du XVIIe et restitué le contrefort. Les baies romanes, toujours en place ont été rouvertes, mais partiellement seulement pour la baie haute du pignon car elle se positionne à mi‐hauteur de la voûte moderne.
Pignon occidental
Pignon occidental

III.4 Couvrement et charpente
Le chœur présente un couvrement en charpente voutée en berceau, composée de chevrons formant ferme à entraits retroussés sans poinçon ni faitage (forme archaïque qui pourrait dater de la fin du XIIe siècle). Cette charpente a perdu ses entraits principaux, sauf celui de l’entrée du chœur servant de perque. Elle a été lambrissée récemment (voûte en berceau de bois réalisée en 1965 et 1973) après avoir reçu une voute d’argile à l’époque moderne (XVIIe siècle).
Les photos ci‐contre nous montrent l’état de la nef et du chœur avant et après les restaurations du XXe siècle depuis l’Inscription aux Monuments Historiques.

Charpente médiévale
Charpente médiévale
La charpente médiévale fin XIIe
La charpente du chœur à chevrons formant ferme, sans poinçon mais pourvue d’entraits retroussés peut dater de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle au vu des études typologiques menées par Fréderic Epaud sur les charpentes médiévales. A l’origine cette charpente voutée devait être apparente, sans lambris. Cette charpente possédait a priori des entraits bas, lesquels ont été coupés, à l’époque moderne, certainement pour installer le maître autel (époque Restauration) et son retable.
Il serait intéressant de dater par une analyse dendrochronologique (méthode scientifique permettant en particulier d'obtenir des datations de pièces de bois à l'année près en comptant et en analysant la morphologie des anneaux de croissance ou « cernes ») les bois de charpente car si l’hypothèse se vérifiait, nous pourrions être en présence des plus anciennes charpentes du Sud Manche.

AUTRES ÉLÉMENTS REMARQUABLES Avec la contribution de Louis Malle

Jean Baptiste, patron de l’église, est revêtu d’une peau de bête, conformément au récit évangélique.
La pt'ite Marie, daté du XIVème siècle, le duo de pierre, placé à droite du retable, montre Marie, petite, à l’école de sa mère Anne.
Moïse (XVIIIe), La statue de bois du porte-livre du chantre a perdu ses chevilles de bois qui voulaient matérialiser la lumière qui émanait de Moïse après son passage dans la montagne du Sinaï...
La Vierge à l’enfant: la statue de pierre, datée du XVème siècle, reprend la tradition la plus répandue dans nos église
Vitraux

Ex Voto
L’ex-voto de la poutre de gloire ( le bateau) relève de la culture locale: Le père de l’ancien maire de Saint-Jean-le-Thomas, Albert Percepied, avait disparu au cours d’une campagne morutière à Terre-Neuve. Sur cette poutre, des écritures en latin, qui peuvent être traduites par: "Parmi ceux qui sont nés d'une femme, il n'en est pas de plus grand que Jean Baptiste".
Plus mystérieux, la bannière fixée sur bambou avec Auguste Chapdelaine: Œuvre de Jacques Auriac, elle met les passants en relation avec le plus grand pays du monde et avec ses habitants, les Chinois. Auguste Chapdelaine est né en 1814 dans la Manche, à La Rochelle Normande. Ordonné prêtre, il a exercé son ministère à Boucey. Il a appris le chinois pour partir en Chine évangéliser. Après avoir évangélisé plusieurs centaines de personnes, il a été arrêté, accusé de propager une religion perverse, torturé et tué en 1956. Il a été canonisé en 2000 par Jean Paul II.

Le nouvel autel
L’autel, ex-bureau de Charles Kula, placé dans le chœur comme autel principal, porte les images de Jésus qui montre son cœur blessé, au milieu de quatre apôtres.
(On reconnaît de gauche à droite: Saint Jacques, apôtre de Compostelle avec son bâton de pèlerin, Saint Pierre portant la clef du pouvoir et du pardon, Jésus, Saint Paul désigné par son épée, instrument de son martyre, Saint André avec sa croix en X.)
Eglise de Saint-Jean-le-Thomas: Histoire &Patrimoine

Saint Avertin
Saint Avertin
Saint Avertin
Souvent invoqué pour les maux de tête, sa statue polychrome (XVe siècle) est installée dans une niche sur la façade du presbytère.
Pour la petite histoire, lors d’une manipulation malencontreuse au début du siècle dernier, la statue est tombée et sa main gauche disparue. Elle est depuis protégée par une vitre.
Merci à Odile Jouanne de nous avoir rappelé cet élément de notre patrimoine.

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